Salut Romain.
RomainDesbois a écrit:Bonjour, désolé si c'est pas très beau mais j'apprends un peu par empirisme les subtilités du forum (j'ai pas trouvé le mode d'emploi

).
Pas de problème !

RomainDesbois a écrit:Armand a écrit:Concernant la taxe sociétal (taxe variable), tout dépend du produit !
Une baguette ou une Porsche n'auront certainement pas le même taux de taxe.
A priori, si un produit est considéré comme indispensable, tout le monde doit pouvoir l'acheter. Donc, faible taxe.
Mais même la plus faible, la taxe pèsera toujours plus sur un faible salaire.
Exemple:
une baguette à 1,10 euro TTC (admettons 0,10 euros de taxe), ces 10cts pèsent plus sur un salaire de 500 euros que sur un salaire de 1500 euros.
Mais bon je ne suis pas économiste alors peut-être que je me trompe.
Oui, alors attention là : ton propos est vrais... mais qu'il y ait taxe ou pas il reste vrais ! La différence entre un "riche" et un "pauvre", c'est justement (limite par définition), le poid du prix qui change.
En fait, il ne sagit pas ici de supprimer cette différence (qui reviendrais à attribuer un salaire unique à tout le monde), mais bien de diminuer cette différence.
Pour le sociétalisme, cela passe par deux solutions :
- l'écart limité entre les salaires
- la taxe variable, surement plus faible sur les produit de grande consommation.
RomainDesbois a écrit:Armand a écrit:Et même pourquoi pas - attention, nouvelle idée sociétale !

- une taxe "négative"... créant alors un produit en partie financé par les achats des plus riches !
Ca me fait quand même penser au principe de Kyoto; les riches achètent le droit de polluer aux pauvres. Le principe me choque mais je reconnais que c'est machiaveliquement efficace.
Oui, mais concernant Kyoto, c'est tellement une goute d'eau insignifiante, qu'on peux se dire que c'est plus un droit à polluer qu'autre chose.

RomainDesbois a écrit:Armand a écrit:RomainDesbois a écrit:En plus ils pourront se dédouaner moralement en disant "j'ai payé ma taxe ad hoc".
Armand a écrit:Tout à fait : en retour, l'argent servira à d'autres. Il peut donc s'en vanter, car réellement, en achetant ce bien, c'est la société
dans son ensemble qui en profite en
proportion accrue.
Avec ça, alors je serais content d'entendre un vantard relater ses derniers achats... je me dirais "continue, continue, c'est bon pour mon RS ça !"


Mais je croyais que c'étais pour dissuader!!!!!
J'insiste sur ce point : Il ne sagit pas de controler la production et donc d'interdir, mais bien d'orienter la consommation en dissuadant via des prix plus élevés. Mais dissuader, ce n'est pas interdir.
On reste dans une économie où chacun est libre de produire/consommer ce qu'il veux, mais quand c'est mauvais pour les autres, il doit y avoir compenssation.
C'est effectivement le principe de Kyoto, mais généralisé à tout consomation.
RomainDesbois a écrit:Armand a écrit:Mais, "les acquérir"… quoi ? On parle de Porches ou de pain ? Qu'un pauvre n'arrive toujours pas à s'acheter une Porche, je ne vois toujours pas ce qu'il y a de mal. Au contraire, une Porsche ça pollue inutilement, ça vas à une vitesse inutile (hors circuit j'entend !

). Qu'il ne puisse toujours pas se payer ce mauvais produit... je trouve ça bien! Le riche lui peut (peut-être !) toujours se le payer... mais il doit acquitter en retour une compensation pour "achat à effet nocif sur la société". Je trouve ça bien aussi.
Je comprends mais ça heurte mon sens de la justice (ou ma morale si tu veux)
Ha, le fameux changement de paradigme !

Si ça peut t'aider à accépter cette nouvelle vision :
1/ Supprimer les "riches" et les "pauvres", c'est supprimer la motivation face à tel ou tel travail pénible/compliqué etc. Ce serait mauvais pour notre société. En effet, pourquoi irais-je cogiter sur tel vaccins, si ramasser des poubelles me rapporte autant ? Donc, il nous faut des différences de salaires, au moins pour garder la motivation à travailler plus ou moins, à faire des études ou non etc...
2/ La liberté des uns s'arrête où commence celle des autres : C'est ce que permet la taxe variable.
3/ Concernant la "justice" : je m'achète ce que tu ne peux te payer. Mais en retour, tu reçois plus de la société grâce à mon achat.
RomainDesbois a écrit:Armand a écrit:Autre point, que vous n'abordez pas :
Trouvez-vous juste de taxer plusieurs fois une même somme ? Perso, je ne trouve pas.
La TVA comme unique taxe a l'avantage de remédier à ce problème en grande partie (et totalement pour une monnaie sociétale).
Non je suis comme toi je ne trouve pas ça juste, c'est pourquoi je propose un seul et unique impôt, progressif et sur les revenus
J'avais fais une démonstration que j'ai enlevé au dernier moment, la voici :
Exemple avec une taxation sur les revenus :
- M. A gagne des sous : 1ere taxe
- Il lègue cette
même somme à ses enfants : 2eme texe, les enfants sont taxés sur cet héritage.
- Ces enfants, avec cette
même somme, achètent quelques choses : 3eme taxe, le comerçant est taxé sur ses bénéfices, ou ses employés sur leur revenue.
- Ce commerçant (ou un employer) achète quelque chose avec ce qui reste de cette
même somme : 4eme taxe, le nouveau commerçant est lui aussi taxé sur ses bénéfices, ou ses employés sur leur revenue.
- etc.. etc...
Taxer sur le revenu = taxer à tout les niveaux !!
Si tu es contre taxer plusieurs fois une même somme, alors tu devrait être totalement contre la taxe sur le revenue. Puisque concernant ce problème, c'est la pire des solutions !

Même exemple avec un taxe unique de type "TVA normal" :
- M. A gagne des sous : pas de taxe
- Il lègue cette
même somme à ses enfants : pas de taxe
- Ces enfants, avec cette
même somme, achètent quelques choses : 1ere taxe, la TVA
- Ce commerçant achète quelque chose avec ce qui reste de cette
même somme : 2eme taxe, la TVA
- etc... etc...
Ca résoud presque le problème : on taxe autant de fois que la somme sert à acheter un produit fini (et non pas à chaque fois qu'elle circule).
Même exemple avec une taxe unique de type "TVA", mais avec une monnaie sociétale :
- M. A gagne des sous : pas de taxe (remarque : il ne les gagne pas, il les créé ces sous là)
- Il lègue cette
même somme à ses enfants : pas de taxe
- Ces enfants, avec cette même somme, achètent quelques choses : 1ere taxe, la TVA/CS
- POINT FINAL : Les sommes ont été détuite lors de l'achat, le commerçant ne peux donc pas dépensser cette argent. Par contre, il dépense un autre somme, celle de son salaire, qui est une création monétaire. On reviens à "M. A gane des sous"
Une seule et unique taxation dans tout le cycle de vie la dite somme !!

Docn en résumé :
- Ponction sur revenue : taxe à chaque échange.
- TVA non sociétal : taxe seulement lors de l'achat d'un produit fini.
- TVA sociétal : taxe appliquer une seule fois dans tout le cycle de vie de la somme..
Perso, y'a pas photo !

Transition = TVA
Si non : CS.
RomainDesbois a écrit:Armand a écrit:Je cite "Avec des produits favorisés par une faible taxe, on risque de moins récolter de taxe."
C'est vrai, mais comme la consommation a été respectueuse, seront supprimés des problèmes qui seraient autrement apparut (maladies, pollution, surconsommation d'énergie etc.).
Donc, en retour de moins de recette, de grosses économies en vue.
D'accord avec l'argument, bien que la maladie due aux substances toxiques se révèlent souvent bien après l'achat et l'utilisation du produit.
Et comment financez-vous les soins des autres maladies, par un autre prélèvement, je pense. Reconnaissez qu'au moins mon principe d'impôt unique (en fait un pour l'individu et un pour l'entreprise) à le mérite de simplifier pas mal les choses
"Simplifier la chose"... a quel point de vue ?
- Un impôt unique sur le revenue facilite la vie du consommateur : on est d'acord, bien que la personne doit mettre de l'argent de coté - pour en plus "ne rien acheter" - ce qui est une contrainte
- Un impôt TVA variable : Simplifie la vie des contribuables, mais complexifie la tâche administrative... mais maintenant on a les ordinateurs, ce n'est donc pas un problème... il faut vivre avec son temps !

Voilà pour le coté "on simplifie".
Ensuite, concernant le financement, par définition, une taxe unique finance tout ce qui est à financer.
Mais on ne peux pas vivre au dessus de nos moyens. Donc si on arrive pas à diminuer fortemment la taxe de tel produit, parce que tel fléau nous en empêche... et bien on n'y peux rien, on ne peux pas faire de la magie et résoudre tous nos problèmes d'un coup de baguette magique !
Donc, la TVA variable doit être ajuster pour supporter tous ces coût, c'est une évidence. Sachant qu'elle à le pouvoir de diminuer ces coûts en favorisant les produits les moins nocifs.
RomainDesbois a écrit:Escusez mon audace, j'ai du sang breton et je suis scorpion ascendant Pitt Bull.
Merci en tous cas de vous prêter à ce dialogue.
Pas de problème... c'est comme ça que l'on avance, que l'on comprend... que nous somme en synérgie !
S+
Armand