Steph a écrit:MrBozo a écrit:Mais pourquoi ajouter de la monnaie?
Alors, pourquoi ajouter des biens et services ?! Est-il plus facile de baisser les prix ou de créer de la monnaie ?
Lorsque l'économie s'étend, que la production augmente, les prix baissent naturellement, il n'y a rien de spécial à faire, il n'y a pas besoin d'un dictateur pour commander les prix, la liberté s'occupe de tout. Laissez les gens libre d'échanger leur production et les prix se mettent en place en conséquence.
Steph a écrit:L'idée d'une société centralisée est NON-dépendante de l'idée (non souhaitée par moi) d'une société figée. Car l'évolution des prix, des quantités,... peut y être centralisée.
Une société centralisée est une dictature. Vous donnez tous les pouvoirs à une poignée d'individus. "Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument". Etudiez l'histoire de l'empire soviétique, c'est pas joli joli. Et même si vous avez des gentils bisounours aux commandes de votre société, il est impossible pour ceux au pouvoir d'organiser toute la société, d'organiser et de dicter tous les prix, de telle manière à répondre aux préférences de chaque individu. Il n'y a qu'une société libre qui permet de répondre aux préférences de chacun, une société où chaque individu est souverain à la fois dans sa production et dans sa consommation. Les prix se mettent en place naturellement en conséquence des préférences et de la rareté. Les prix fonctionnent comme signal aux entrepreneurs pour augmenter la production dans les secteurs les plus demandés. Je vous invite à lire cet "abrégé de l'action humaine:
http://www.amazon.fr/Abrégé-Laction-humaine-traité-déconomie/dp/2251390375
Une oeuvre de l'économiste Ludwig von Mises. La liberté fonctionne. La violence ne fonctionne pas.
Steph a écrit:Le capitalisme d'état (souvent confondu avec le communisme) dans un état communiste revient à la même chose que le libéralisme économique dans un état démocratique.
Pardon?
Capitalisme d'état = conivence entre quelques grandes entreprises et les politiques pour protéger les intérêts des politiques et de ces quelques entreprises. C'est une grande partie du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Libéralisme économique = le pouvoir politique n'existe pas. Aucune entreprise n'est favorisée, aucune régulation n'est mise en place pour limiter la concurrence. La loi n'est que le miroir de la moralité, rien de plus. Cela a existé un petit moment aux Etats-Unis au 19è siècle puis disparaît petit à petit depuis pour être remplacé par le capitalisme d'état, un système similaire au mercantilisme pratiqué en Europe au 17è et 18è siècles.
Regardez par exemple ce qu'il se passe en ce moment avec la "crise économique" et les vastes plans d'aide mis en place par les états. Ce ne sont que des plans de pillage des contribuables pour soutenir quelques entreprises irresponsables mais ayant de bons contacts politiques. D'ailleurs la crise n'est que la conséquence du système bancaire frauduleux, du taux d'intérêt artificiellement bas créé par les banques centrales au cours des 12 dernières années, et des régulations en tout genre forçant les banques à faire crédit à des personnes n'ayant pas les moyens de rembourser. Tout ceci est la conséquence d'un système politique immoral et défaillant, mais bien sûr la faute est placée sur le marché libre. Quelle vaste blague.
Steph a écrit:Doit-on privilégier les libertés individuelles ? Ou doit-on privilégier l'intérêt commun ? Peut-on se passer d'un état, et pourquoi ?
L'intérêt commun n'existe pas. Je suis un individu. J'ai mes propres intérêts. Certains de mes intérêts se partagent avec d'autres, notamment ma famille et mes proches. Au delà de ça, la notion "d'intérêt commun" n'est qu'un outil émotionnel utilisé par les politiques pour vous manipuler. "L'intérêt commun" est toujours l'intérêt de quelques individus aux dépens d'autres individus. Il faut bien être conscient que le politique ne produit ni le pain que vous mangez, ni le logement dans lequel vous vivez, ni rien de tous les biens et services que vous consommez, le politique ne fait que prendre à certains pour donner à d'autres, tout en empochant une part du butin au passage, et il fait bien sûr ceci sans l'accord de ceux à qui il prend. Le système politique repose sur la violence. Il n'y a rien de beau ou de moral là dedans. Aujourd'hui "l'ultra libéral" est considéré comme immoral alors que le socialiste est considéré comme moral. Le premier prône la liberté de chacun tandis que le second prône l'usage de la violence pour obtenir la réalisation de quelques "nobles" projets. Lequel est le plus moral? La violence ne résoud aucun problème, ceci est tout aussi vrai au niveau individuel qu'au niveau sociétal. Vous n'éradiquerez jamais la pauvreté en la subventionnant, et encore moins en la subventionnant par de l'argent volé.
La société idéale permettant d'éradiquer la pauvreté, d'augmenter le niveau de vie de tous, et de donner un sens profond de liberté et de responsabilité à chacun est connue. Cela s'appelle la liberté, le libre marché, l'anarchie, l'anarcho-capitalisme, appelez ça comme vous voulez, peu importe. Il s'agit d'une société basée sur l'échange libre et volontaire entre les individus, où la violence est rejetée aussi bien au niveau individuel qu'au niveau sociétal. Cela a (quasiment) existé et peut exister à nouveau, il faut juste que l'hypocrisie et l'immoralité de tout système politique centralisé soient enfin compris.
Et pour répondre à votre question: "Peut-on se passer d'un état, et pourquoi ?" Pourquoi: un état pille ses sujets et les prive de leurs libertés, un état force ses sujets à aller tuer les sujets d'autres états, un état force ses sujets à financer ces meurtres, un état endoctrine ses sujets dés leur plus jeune âge, un état impose ses monopoles par la violence. En un mot, un état est immoral.
Peut-on se passer d'un état? On peut débattre indéfiniment sur comment les services monopolisés par l'état seront réalisés par une société libre (éducation, routes, justice...), mais est-ce là vraiment le coeur du débat? Il y a 200 ans, lorsque l'esclavage était encore une institution parmi tant d'autres, est-ce que le débat sur l'abolition de l'esclavage portait sur la question de ce qu'allaient devenir les esclaves? "Il n'y aura pas de travail pour eux! Ils vont mourir de faim! Ils sont bien mieux en tant qu'esclave!". Non le coeur du débat était l'immoralité de l'esclavage. Il en va de même aujourd'hui avec l'état. "Est-ce que les citoyens vont pouvoir s'occuper de leur éducation et de leurs routes si le pillage collectif n'est pas imposé? Est- ce que des compagnies de résolution des conflits seront aptes à développer une justice efficace?" - à ces questions je réponds un grand oui, car la liberté a toujours été source de progrès, mais cependant ce qui compte avant tout c'est d'établir l'immoralité de l'état.