L'utilitarisme

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L'utilitarisme

Messagepar Mikahel le Ven 06 Oct, 2006 7:58 am

J'ai trouvé un descriptif de l'utilitarisme dans la page http://tiki.societal.org/tiki-index.php?page=QuelquesMots

Il se trouve qu'il y a quelques temps, j'ai recherché une philosophie éthique qui permettrait de décrire le mieux possible mes valeurs morales, dans la mesure ou je souhaitais me démarquer de la morale religieuse.

Il se trouve que, dans le principe général, je me suis retrouvé dans l'utilitarisme. Sauf que ce n'est pas à partir du wiki libéral mais à partir d'un autre un peu plus généraliste : http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilitarisme

L'exemple du "la fin justife les moyens" me semble pervertir l'idée d'origine de l'utilitarisme, dans la mesure ou cela sert de prétexte aux individualistes pour nuire, ce qui est à l'inverse même de l'idée de départ de l'utilitarisme.

Tout système éthique se heurte à la problématique du choix. Mais ce qui ne rentre pas en ligne de compte dans l'imagerie populaire, c'est l'origine du choix. Qui décide qu'il n'y a que deux alternatives ? La politique et l'éthique doivent être compatibles pour ne pas provoquer d'effet pervers. Et il me semble que c'est l'individualisme induit par le libéralisme qui pervertit l'idée d'utilitarisme.

Quand par exemple, on a pour seules alternatives, quand les huitres du bassin d'arcachon sont contaminées, de choisir entre laisser mourir les consommateurs ou empêcher les ostréiculteurs de vivre de leur travail, c'est un choix ignoble, et l'utilitarisme ne doit pas être un prétexte pour choisir entre ces deux alternatives. Parce que la troisième voie qui consiste à protéger les consommateurs et sauver les ostréiculteurs est "trop chère". Mais elle ne serait pas trop chère dans un système écosociétal, et l'utilitarisme choisirait cette voie là.

L'autre effet pervers de ne proposer que des mauvais choix est que ça divise la société et ça favorise le corporatisme. Mais dans le monde féodal où nous vivons, il faut diviser pour régner.

Sur certains sujets, le sociétalisme est très proche du libéralisme, avec l'éthique en plus. Même si ce n'est pas dit, il me semble que cette éthique est de l'utilitarisme, et que le sociétalisme est un choix utilitariste.
Mikahel
 
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Messagepar AJH le Sam 07 Oct, 2006 9:30 am

Bonjour
Pour que ce soit plus facile je recopie une partie de la page wikipedia concernant l'utilitarisme
A+
AJH

Principes fondamentaux [modifier]
Cinq principes fondamentaux sont communs à toutes les versions de l'utilitarisme :

*Principe de bien-être (welfarism en anglais).
Le bien est défini comme étant le bien-être. C'est-à-dire que le but recherché dans toute action morale est constitué par le bien-être (physique, moral, intellectuel).

*Conséquentialisme.
Les conséquences d'une action sont la seule base permettant de juger de
la moralité de l'action.
L'utilitarisme ne s'intéresse pas à des agents moraux mais à des actions : les qualités morales de l'agent n'interviennent pas dans le calcul de la moralité d'une action. Il est donc indifférent que l'agent soit généreux, intéressé, ou sadique, ce sont les conséquences de l'acte qui sont morales. Il y a une dissociation de la cause (l'agent) et des conséquences de l'acte.
L'utilitarisme ne s'intéresse pas non plus au type d'acte : dans des circonstances différentes, un même acte peut être moral ou immoral selon que ses conséquences sont bonnes ou mauvaises.

*Principe d'agrégation.
Ce qui est pris en compte dans le calcul est le solde net ( de bien-être, en l'occurrence ) de tous les individus affectés par l'action, indépendamment de la distribution de ce solde. Ce qui compte c'est la quantité globale de bien-être produit, quelle que soit la répartition de cette quantité. Il est dès lors envisageable de sacrifier une minorité, dont le bien-être sera diminué, afin d'augmenter le bien-être général. Cette possibilité de sacrifice est fondée sur l'idée de compensation : le malheur des uns est compensé par le bien-être des autres. S'il est surcompensé, l'action est jugée moralement bonne. L'aspect dit sacrificiel est l'un des plus critiqués par les adversaires de l'utilitarisme.

*Principe de maximisation.
L'utilitarisme demande de maximiser le bien-être général. Maximiser le bien-être n'est pas facultatif, il s'agit d'un devoir.

*Impartialité et universalisme.
Les plaisirs et souffrances ont la même importance, quelque soit l'individu qu'ils affectent. Le bien-être de chacun a le même poids dans le calcul du bien-être général.
Notons que ce principe est compatible avec la possibilité de sacrifice : ce principe affirme seulement que tous les individus valent autant dans le calcul. Il n'y a ni privilégié ni lesé a priori : le bonheur d'un roi ou d'un simple citoyen sont pris en compte de la même manière.
L'aspect universaliste consiste en ce que l'évaluation du bien-être vaut indépendamment des cultures et des particularismes régionaux. Comme l'universalisme de Kant, l'utilitarisme prétend définir une morale valant universellement.

Le calcul utilitariste [modifier]
L'un des traits important de l'utilitarisme est son rationalisme. La moralité d'un acte est calculée, elle n'est pas déterminée en se fondant sur des principes ayant une valeur intrinsèque. Ce calcul prend en compte les conséquences de l'acte sur le bien-être du plus grand nombre. Il suppose donc la possibilité de calculer les conséquences d'un acte, et d'évaluer son impact sur le bien-être des individus.

On remarquera que l'utilitarisme inclut dans son calcul tous les êtres capables d'éprouver du plaisir et de la peine, c'est à dire doués de sensibilité. Les animaux sont donc légitimement inclus dans le calcul de la moralité. Le philosophe utilitariste Peter Singer se souviendra de cet aspect dans son opposition au spécisme.


Causes et conséquences d'une action [modifier]
L'utilitarisme a été au cours de l'histoire une théorie morale très émancipatrice. Ce fait est notamment lié à la dissociation de la cause et de la conséquence d'un acte dans l'évaluation de la moralité de celui ci. Les qualités de l'agent moral ne sont pas prises en compte. L'utilitarisme ne s'inscrit donc pas dans une perspective perfectionniste ; pour "être moral" il suffit d'effectuer des actions ayant de bonnes conséquences, il n'est pas nécessaire de posséder de caractéristique personnelle spécifique ou de suivre un modèle de vie particulier.

- Dans la vie il y a deux catégories d'individus: ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi, et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et se disent: pourquoi pas? (George - Bernard Shaw)
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